Y-a-t-il un Autre Monde ?

    Au moment où Jean-Louis Aubert sort son nouvel album solo « Idéal Standard », dans lequel il chante « Il y a un monde ailleurs », je ressors l’album de Mylène Farmer « Désenchantée » où elle dit « Il n’y a pas d’ailleurs ». Qui croire ?

    Bien sûr, cela dépend de la religion : certains diront que dans cet ailleurs, il y a le Paradis, d’autre parleront du Nirvana, ou de l’Enfer… Enfin, les derniers seront d’accord avec Mylène Farmer pour dire que la Terre est le seul est unique monde qui puisse exister. Chacun son opinion, et je les respecte toutes. Le monde est si étrange que chaque hypothèse est crédible. Mais je vois les choses d’un autre œil, un œil qui peut être celui de n’importe quelle culture et n’empêche aucune croyance.

    Pour moi, chacun de nous peut créer son propre monde, celui de ses rêves, par exemple. Dans une société où tout le monde court sans cesse en tous sens, beaucoup ont oublié de se bâtir intérieurement, d’avoir une autre vie. Les enfants le font : ils imaginent être des supers héros, comme dans leurs livres, des princesses, ou bien d’autres merveilleux personnages. Puis ils grandissent ; les voici adolescents. Le collège leur laisse de moins en moins de temps, l’imagination cède peu à peu la place à la lucidité. Puis ils deviennent adultes, trouvent un emploi, courent partout sans savoir s’arrêter… et oublient leurs rêves.

    Parfois, on surprend une mère qui dit à son fils « Cesse de rêver et dépêche-toi ! » ou un père qui souffle à sa fille « Tu es dans la lune ? ». Pourquoi vouloir empêcher les enfants de construire un petit monde bien à eux ? Peut-être les adultes sont-ils jaloux de ne plus savoir le faire et envient-ils leur progéniture…

    Si chacun pouvait encore rêver autant qu’il le peut, le monde serait certainement moins dur. Les rêves que l’on invente apportent le petit morceau de bonheur qui nous manque ; il nous permet de faire une pause au milieu de cette course folle et de reprendre son souffle. Fini les dépressions nerveuses, les crises de nerfs, la mauvaise humeur chronique…

    Vous vous demandez comment faire ? C’est simple ! Le soir, couchez-vous un peu plus tôt que d’habitude ; mettez-vous dans une position confortable et fermez les yeux. Imaginez que vous êtes la personne que vous admirez-le plus, ou le personnage que rêveriez d’être. Embarquez-le dans d’incroyables aventures, en vous appuyant sur l’histoire d’un film ou d’un livre qui vous a beaucoup plu. Changez des détails afin de devenir le héros. Laissez-vous porter par les images qui défilent sous vos paupières closes. Si vous voulez, mettez une musique de fond correspondant avec votre petit film. N’hésitez pas à repasser plusieurs fois la même scène, ou à construire de nouvelles histoires sur les mêmes bases ! Avec un peu d’entraînement, vous pourrez vivre vos aventures dans la journée, lors d’activités comme la marche, qui demandent peu de concentration. Vous verrez que cela changera votre humeur très positivement ! Bonne chance !

    Conclusion ? Il ne tient qu’à vous qu’il y ait un monde ailleurs, et cet ailleurs, ces vous. J’espère de tout cœur que le monde verra bientôt grandir ces milliards d’Ailleurs ! Et je vous fais confiance pour cela…