Le Grand Journal Du Tout ET Rien

INTERVIEW EXCLUSIVE DE CELINE K.BUPRICET

Sa vie, son œuvre, ses amours… découvrez pour la première fois une interview de la poète et écrivain Céline K.BUPRICET. Pour vous, elle a accepté de répondre aux questions de notre journaliste du « Grand Journal… »

Grand Journal : Il n’y a que peu de temps que vous écrivez. Comment cela a-t-il débuté ?

Céline K.Bupricet : J’avis déjà écrit quelques poèmes il y a un an, mais le début de ma grosse période d’écriture n’est située que pendant les vacances de Noël 2005/2006. C’était mon premier vrai coup de blues et, par la même occasion, ma première chanson. Depuis, je n’ai pas arrêté d’écrire.

GJ : Mais à force d’écrire, ne craignez- vous pas de manquer d’inspiration, de dire tout ce que vous aviez à dire ?

CK.B : Franchement, je pense que l’inspiration est inépuisable. Bien sûr, sur ces quelques mois, il y a eu des périodes où je n’ai écrit qu’un ou deux poèmes sur trois semaines… Mais il y a eu d’autres moments où j’ai écrit trois poèmes en un soir. Je crois que l’inspiration est surtout une question d’état d’esprit. Quant au fait de dire tout ce que j’avais à dire, je suis tellement bavarde que j’aurais plutôt tendance à me dire « tais-toi ! » (rires).

GJ : Justement, dans beaucoup de vos poèmes, vous cherchez à dénoncer la misère, la violence, la dureté du monde, comme par exemple dans World. Vous l’avouez d’ailleurs dans Pourquoi ces mots ?. Est-ce si important pour vous ?

CK.B : Oui, ça l’est. Une des choses qui marque ton passage de l’enfance à l’adolescence, c’est ta vision du monde. Gamin, on te montre un monde super, tu ne connais que la voisine d’en face, l’école et ton petit chez toi. Et puis tu grandis, tu comprends que le monde est très différent, bien plus dur que ce qu’on t’a fait croire. C’est souvent assez dur de te retrouver face à un monde complètement différent de ce que tu pensais. En tout cas, pour moi, ça a été très choquant. J’en ai presque voulu aux gens qui ne m’avaient rien dit. C’est un sujet que je ne pourrai jamais m’empêcher d’aborder tant que rien n’aura changé.

GJ : Mon amie Jessie dénonce plus particulièrement le terrorisme, par l’attenta du 11 septembre. Vous la connaissiez ?

CK.B : (silence) Non… Enfin pas vraiment. Mais quand j’ai écrit la chanson, j’ai ressenti quelque chose de très fort, comme si l’espace d’un instant, un lien s’était créé entre l’avion et moi, entre cette petite fille dont j’avais l’âge à l’époque et moi… Quand j’ai eu fini le quatrième couplet, j’étais au bord des larmes. J’en ai voulu aux gens qui l’avaient tuée et j’ai ajouté le dernier couplet, qui s’adresse directement aux meurtriers. J’aurais aimé qu’ils le voient.

GJ : Vous avez aussi écrits quelques poèmes d’amour. Lui par exemple, témoigne d’un certains désespoir amoureux…

CK.B : Je crois que c’est ce que j’ai écrit de plus beau. J’étais en effet en plein désespoir amoureux et tout semblait aller très mal. Je l’ai écrit au collège, sur une heure d’étude. Je n’arrêtais pas de le regarder pour m’inspirer. Ca a marché !

GJ : Vous avez aussi écrit Amours tendres qui ne présente aucun désespoir, cette fois…

CK.B : Il a été inspiré par mes rêves. Je ne sais pas pourquoi je l’ai écrit. Et curieusement, je n’arrive pas à le cerner. Je ne me trouve pas dedans.

GJ : Que ressentez-vous face à ce que vous écrivez ?

CK.B : Ca dépend. Souvent, quand j’ai fini un poème, je le trouve pas mal, mais sans plus. Et puis je le montre à mes amis qui me font découvrir les petites choses qui rendent le texte beau. Là, je me sens un peu plus fière. Mais avec le temps, je finis toujours par les trouver aux pires très moches et au mieux potables. Pourtant, je les considère un peu comme mes enfants, et je tiens à eux.

GJ : Vous est-il déjà arrivé de rejeter ou d’abandonner vos « enfants » ?

CK.B : Il y a plusieurs cas de figure. Il y a les poèmes qui sont restés à l’état de brouillon, et qui sont perdus dans le sombre bazar de ma chambre. Ceux là, je les trouvais horribles. Et puis il y en a un, un seul, dont j’ai cédé tous les droits d’auteur à une amie. Je ressentais quelque chose de tellement curieux envers lui que je n’ai pas eu la force de le garder. A l’origine, il racontait mon histoire, mais c’était comme si il n’avait pas été écrit ni pour moi, ni même par moi. Quand je lui ai donné, elle a semblée si heureuse que j’ai compris qu’elle le méritait bien plus que moi. Je l’ai laissée lui donner un titre et j’ai effacé le brouillon. Je l’ai oublié. Peut-être que c’était un enfant illégitime ? (rires)

GJ : Quelles sont les personnes qui vous aident le plus à juger vos poèmes ?

CK.B : Je ne trouve pas de testeurs impartiaux, malheureusement ! (rires) Mais souvent, ce sont mes amis qui ont le privilège de lire mes textes en premiers. Ils me sortent toujours que c’est beau, etc.… Ou alors qu’ils n’ont pas compris ! Et que c’est trop triste. Mais ça, je ne peux rien y faire.

GJ : Voudriez-vous devenir célèbre et voir vos poèmes publiés ?

CK.B : Qui ne voudrait pas ? Mais le succès est aussi une chose qui m’effraie un peu. Enfin, je n’y suis pas encore !

GJ : Quelles sont vos sources d’inspiration ?

CK.B : J’aime beaucoup les poètes engagés, comme Victor Hugo. Solitude et désespoir a été écrit sur le model des Djinns. Mais j’écoute aussi beaucoup de variété française. Je suis très attachée aux textes ; j’aime particulièrement ceux de Patrick Bruel, Julien Clerc, Charles Aznavour… Mon rêve serait d’écrire pour eux… Mais c’est un rêve ! (rire)

GJ : En avez-vous d’autres ?

CK.B : Finir mon livre, que quelqu’un mette en musique et interprète Mon amie Jessie, et rencontrer un des trois chanteurs précédemment cités, être conseillée par un professionnel pour écrire… Je n’en manque pas !

Retrouvez l’intégralité des poèmes de Céline K.Bupricet sur http://zalpceline.canalblog.com/.