Existe-t-il plus grande douleur au monde que de savoir qu’une personne vous étant chère est prisonnière, au loin, dans une inaccessible maison de retraite ? Combien de temps lui reste-t-il à vivre ? Je voudrais tant la revoir, mais ne sera-t-il pas trop tard ? Si seulement mes prières pouvait la retenir… Mais hélas, elles n’ont pas retenu ceux qui sont partis avant elle. J’aurais tant aimé qu’elle puisse m’entendre lorsque dans les nuits trop sombres je lui cris « je t’aime ». Ne me quitte pas… pas encore.

A ceux qui sont partis

C’est sûr, il y aura des barrières,

Des montagnes qui s’élèveront

Et qu’on défera pierre par pierre,

Des matins qui tournent pas rond…

D’accord, les mers tempêteront,

Du ciel jaillira la foudre,

Les hivers longtemps dureront,

Mais je les réduirai en poudre

Ces obstacles qui nous séparent,

Car l’amour soulève des montagnes* ;

Même si j’arrive en retard,

Que je dois passer par le bagne,

Je te retrouverai…

Tu étais mon modèle de vie,

Mon idole et tu m’as appris

A résister à mes envies,

Et ensemble nous avons ri.

Mais le temps est assassin,

Loin il a emporté ton corps

Et j’ai eu beau tendre les mains,

On m’a dit que tu étais mort.

La douleur a brisé mon cœur

Mais je sais que ton âme est là,

Dans le malheur et toute heure ;

Un jour on se retrouvera.

Je te retrouverai…

*Que Saint Paul me pardonne de l’avoir plagié.